Depuis que j’ai enfourché mon 1er tricycle, je suis tombé amoureux du vélo, de la petite Reine, des échappées belles et des grands braquets. Il y a quelques années, j’ai compris que les leçons apprises sur le vélo pouvaient facilement être adaptées à l’écriture web et au marketing de contenu.

Comment ça?

Tout d’abord, quand vous faites du vélo, vous devez parler le langage. Les cyclistes ont leur vocabulaire à eux. Par exemple: la fourchette, les cocottes, prendre la roue, faire les bordures, mettre tout à droite, monter en danseuse…

Lorsqu’on écrit pour le web, on s’adresse à une cible déterminée. Il faut lui montrer qu’on connaît sa culture et son milieu, tout en restant compréhensible pour tous. C’est parfois difficile et la mise en place d’un glossaire peut être très utile.

A vélo, plus que pour tout autre sport, les performances des autres influencent les nôtres. Nous pouvons profiter de l’aspiration d’un peloton lancé à vive allure… Ou à d’autres occasions être freinés par un groupe plus lent. C’est la même chose avec le marketing en ligne. Les concurrents peuvent peut faire un geste qui vous fera tomber dans le bas du classement des moteurs de recherche. Même votre propre équipe (concepteurs, développeurs, gestionnaires, etc.) pourrait, sans le vouloir, dissimuler votre contenu ou bien le rendre moins visible par les moteurs de recherche.L'écriture web et le cyclisme ont de nombreux points communs...

Lorsqu’on roule en groupe, la courtoisie est de rigueur. On utilise une série de codes pour prévenir les autres d’un obstacle ou d’un changement de direction. Vous devez apprendre ces codes et surtout respecter les règles du code de la route, même lorsque la compétition entre vous et les autres s’accentue.

Regardez les autres

Il en va de même en matière d’écriture web. Il faut être courtois et prévenant avec l’utilisateur et loyal envers les concurrents. Sans quoi le commissaire de course Google peut vous infliger des pénalités. Bien entendu, toute forme de dopage est interdite. Car le cyclisme est également un sport de partage et d’entraide. Soyez loyal et généreux. Les cyclistes n’apprécient pas du tout les « suceurs de roues » qui restent à l’abri durant des heures avant d’attaquer juste avant l’arrivée.

Sur le vélo comme sur le web, il faut regarder comment font les autres et les écouter quand ils nous donnent des conseils. Les cyclistes expérimentés détectent au premier coup d’œil un défaut dans votre position sur le vélo ou dans votre style de pédalage. En observant la manière dont ils négocient les côtes, les accélérations ou d’autres difficultés, vous progresserez rapidement. Parfois il faut avoir le nez dans le guidon pour avancer le plus vite possible. A d’autres moments, il faut se relever pour observer l’environnement et les autres cyclistes.

Apprenez à vous connaître

Apprenez à connaître votre niveau de compétition. Tout le monde n’est pas au même niveau. Si vous venez juste de commencer à rouler, vous n’avez aucune chance de courir sur le Tour de France.

L’écriture web est aussi exigeante que le vélo: pour progresser, il faut y passer des heures, varier les distances, les types d’entraînement, et ne pas oublier de s’alimenter, de récupérer, d’échanger avec les autres sur leurs expériences et leurs sensations.

Amis cyclistes, dites-moi si vous avez également tiré profit des leçons apprises sur votre vélo dans vos métiers? Si vous pratiquez une autre discipline, vos témoignages m’intéressent aussi…

Texte inspiré de l’article de Amy C. Teeple