Cette fois, c’est officiel, demain ce sera la fin du monde. Google en a décidé ainsi. Pour mettre fin à toutes les techniques de référencement douteuses et aux incantations des gourous du SEO, la firme de Moutain View a mis au point un algorithme quantique qui attribuera des valeurs aléatoires à chaque page, en fonction de l’orientation des quarks dans un cyclotron spécialement construit à cet effet.

Désormais, plus rien ne sera acquis, le positionnement dans les SERP sera soumis aux fluctuations quantiques. Il ne servira plus à rien de guetter la mèche rebelle sur le front de Matt Cutts. Les « signaux sociaux » seront toujours pris en compte mais le facteur temps deviendra prépondérant. Toute page qui n’aura pas été likée, tweetée ou +1isée dans les 10 secondes disparaîtra dans les tréfonds du classement.

La fin du monde pour les rédacteurs web

Le 21 décembre, ça va chauffer…

Les critères de pertinence des mots clés sont également chamboulés. Inspirés par la chanteuse Rihanna (et le triomphe de ses balises <body> sur Twitter), les ingénieurs de Google ont mis au point un « CockinessRank », qui attribuera une prime aux mots clés les plus impertinents, improbables ou décalés. L’imagination sera au pouvoir…

Enfin, le temps béni du tout gratuit est terminé. A l’issue de longues négociations secrètes, Eric Schmidt et Barack Obama se sont mis d’accord sur un nouveau modèle économique qui permettra entre autre, de pulvériser le « mur budgétaire » qui menaçait encore une fois l’économie planétaire. Le New Deal 2.0 est simple : Google partage son butin avec le gouvernement, lequel reçoit en échange une ligne de crédit Adwords illimitée. De cette manière, l’administration pourra promouvoir toutes les institutions ou firmes privées qui lui plairont. En toute démocratie.

Le modèle Fremium sera appliqué pour tous : internautes comme éditeurs de contenu. Les internautes auront droit à 10 recherches gratuites par mois. Après, il faudra payer.

Pour les éditeurs, les détails ne sont pas encore clairement définis. Mais vous devrez désormais vous acquitter d’une redevance pour que les crawlers passent régulièrement chez vous. Le référencement gratuit sera toujours possible, mais sans aucune garantie quant aux délais ni au nombre de pages indexées.  Ceux qui voulaient faire payer Google pour qu’il ait le droit de les indexer en sont donc pour leur frais.

C’est donc la fin du monde pour le référencement et la rédaction web traditionnels. Des montagnes de contenus seront balayées par ce cataclysme. @DieuOfficiel nous avait pourtant prévenus dans son tweet prophétique : « Le 21 décembre je redémarre tout en mode sans erreur ».

Y survivrez-vous ? Qu’avez-vous prévu pour traverser la tempête ?

Flash de dernière minute: certains survivalistes préparent une contre-attaque, comme Seolius qui propose une offensive de netlinking gratuite pour les plus rapides. Mais on le sait, il n’y aura pas de place pour tout le monde…